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ADP, un acteur engagé dans la lutte contre le changement climatique

ADPAéroports de Paris (ADP) conscient de son empreinte environnementale s’est engagé à déployer les meilleures pratiques existantes dans toutes ses activités. Dans la continuité du Grenelle Environnement, ADP a ainsi pris différents engagements pour réduire son impact climatique. Les investissements courants pour limiter l’impact environnemental devraient représenter 39 millions € entre 2011 et 2015.

La semaine du développement durable, au cours de laquelle ADP mène des actions de sensibilisation, est l’occasion de faire à la fois un bilan des principales actions menées en 2010 et des projets 2011.

  • La production d’énergies renouvelables:

ADP prévoit de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans sa production d’énergie. Pour atteindre cet objectif ADP vient de mettre en service une centrale géothermique à Paris-Orly et lance un projet de chaufferie biomasse (à bois) à Paris-Charles de Gaulle.

– Le chauffage par géothermie à Paris-Orly:
Depuis la mi-mars, ADP chauffe les terminaux de Paris-Orly grâce à la géothermie.
Ce choix a été rendu possible par la situation idéale de l’aéroport Paris-Orly au dessus d’une vaste réserve d’eau (le Dogger) naturellement chauffée à 74°.

Les travaux de forage ont permis la réalisation de deux puits profonds de 1.750 m, l’un pour puiser l’eau chaude, l’autre pour la réinjecter. Il a fallu ensuite raccorder les puits à la centrale thermique puis adapter le système de chauffage des terminaux.

En hiver, le système de chauffage de l’aéroport fera appel d’une part à la géothermie et d’autre part à la centrale thermique au gaz et à la récupération de la chaleur de l’usine d’incinération de Rungis. Sous des températures plus clémentes, la géothermie permettra d’allumer quotidiennement moins longtemps les chaudières au gaz ou de les laisser à l’arrêt.

L’utilisation de cette énergie renouvelable permettra à terme de couvrir 30% des besoins énergétiques de l’aéroport.

La géothermie va permettre annuellement à l’aéroport Paris-Orly de réduire sa consommation de gaz de 4.000 tonnes équivalent pétrole (TEP), comparable au chauffage annuel de 3.200 logements, et lui évitera le rejet de 9.000 tonnes de CO2.

Maître d’ouvrage de cette réalisation, Aéroports de Paris a été aidé techniquement et financièrement par l’ADEME ainsi que par la Région Ile-de-France.

– Une chaufferie à bois en projet à Paris-Charles de Gaulle:
ADP a décidé d’alimenter le réseau de chaleur de Paris-Charles de Gaulle grâce à une centrale à bois qui sera implantée sur la plate-forme. Cette dernière produira de la chaleur majoritairement par combustion de plaquettes de résidus de bois, sous-produits de l’exploitation forestière collectés à moins de 50 km de Paris-Charles de Gaulle. Cette installation produira 25% de la chaleur consommée sur la plate-forme. Sa mise en service est prévue dès 2013.

Aéroports de Paris analyse par ailleurs les opportunités de production d’électricité à partir d’énergie solaire par le déploiement de panneaux photovoltaïques. Ces installations, au sol ou intégrées aux bâtiments, devront respecter des contraintes propres à l’activité aéroportuaire.

  • La maîtrise des consommations d’énergie:

ADP prévoit de réduire de 12,4% la consommation d’énergie interne entre 2009 et 2015. Deux types d’actions devraient permettre d’atteindre cet objectif.

– La maîtrise de la consommation énergétique dans les bâtiments existants:
Par exemple, à la suite d’un audit énergétique au terminal 3 de Paris-Charles de Gaulle un plan
comportant 28 actions a été élaboré pour réduire les consommations d’énergie.
Ces actions doivent aller de la pose de détecteurs de présence dans certaines zones à l’optimisation de la chaîne de filtration de l’air. Elles devraient permettre l’économie de 3.465 MWhep/an soit une diminution de la facture énergétique de 125 K€ par an.

– La réalisation de nouveaux bâtiments à haute performance énergétique:
Pour les nouveaux bâtiments et les projets de réhabilitation, ADP met en oeuvre la démarche haute qualité environnementale (HQE) qui vise à réduire les impacts environnementaux et notamment les consommations d’énergie.
Cet engagement a été initié avec la construction du terminal 2G et se poursuit avec la future salle d’embarquement du terminal 2E de Paris-Charles de Gaulle, le satellite 4, qui doit ouvrir ses portes en 2012. Grâce à une enveloppe optimisée et des équipements de chauffages et de climatisation performants, le Satellite 4 devrait consommer 30% d’énergie de moins que la moyenne des aérogares existantes.

La maîtrise de la consommation d’énergie conjuguée à la production d’énergies renouvelables, se traduisent par un objectif de diminution de 25% des émissions de CO2 internes entre 2009 et 2015.

  • La maîtrise et la réduction des émissions de C02:

ADP a identifié trois sources principales d’émission de C02 sur les plates-formes: les sources stationnaires (centrales thermiques), mobiles (véhicules et engins spéciaux) et les émissions dues à l’achat de d’énergie hors plate-forme. Cette identification effectuée, Aéroports de Paris a réussi à réduire ses émissions grâce à plusieurs actions:

– La mise en place du métro automatique CDGVAL qui depuis avril 2007 a évité l’émission de 2.500 tonnes de C02 par an en remplaçant une vingtaine de bus.

– La mise en service effective ou à venir des centrales géothermique et biomasse qui doivent permettre d’éviter respectivement l’émission de 9.000 et 18.000 tonnes de C02 par an.

– Le renouvellement progressif du parc de véhicules légers par des véhicules moins polluants et l’acquisition de véhicules électriques ainsi que la mise en oeuvre d’un plan de déplacement entreprise (PDE) favorisant le covoiturage (création d’un site internet) et limitant les besoins de mobilité durant la journée (bureaux de passage et installation de 20 salles de visioconférence).

La baisse des émissions de C02 a déjà été reconnue et certifiée puisqu’Aéroports de Paris a reçu le niveau 2 de l’Airport Carbon Acreditation des mains du Commissaire européen aux Transports M. Siim KALLAS en décembre 2010. Aéroports de Paris a d’ores et déjà engagé des actions qui lui permettront d’atteindre le niveau 3 de cette accréditation européenne.

  • La diminution de la production de déchets:

Un exemple concret démontre l’implication de tous les salariés de l’entreprise dans le recyclage en aérogare, les “Greenpifs”.

Les passagers n’ont pas l’autorisation d’embarquer d’importants volumes de liquide en cabine. Ainsi, lors de chaque embarquement des dizaines de bouteilles d’eau sont jetées juste avant les postes d’inspection filtrage (PIF).

Afin d’éviter le gaspillage et de favoriser le recyclage, des agents d’Aéroports de Paris ont installé à proximité de certains PIF des bornes de récupération de bouteilles en plastique (appelées des Greenpifs) ce qui constitue une première dans un aéroport. Ces dernières permettent en effet de séparer le liquide contenu dans les bouteilles et ainsi de faciliter leur recyclage. Les deux machines en expérimentation ont permis en 2010 de récupérer 40.000 bouteilles et de valoriser 1,2 tonne de plastique. Aéroports de Paris a décidé de généraliser ces machines à l’ensemble des terminaux de Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly avant l’été 2011.

  • La coopération avec les acteurs de la plate-forme de Paris-Charles de Gaulle:

Aéroports de Paris en partenariat avec différents acteurs de Paris-Charles de Gaulle s’est fixé comme objectif de réduire de 10% le temps de roulage moyen des avions d’ici 2015 afin de diminuer la consommation de kérosène et les émissions de CO2 pour les compagnies aériennes. Pour atteindre cet objectif, ADP a mis en place des aménagements spécifiques, tels qu’une nouvelle voie de circulation avions (Echos 4) et une coordination permettant de diminuer les temps de roulage, y compris l’attente au seuil des pistes.

Par ailleurs, ADP a mis à disposition des avions des prises d’alimentation au sol de 400Hz. Le branchement permet d’alimenter l’avions en électricité lorsqu’il est au stationnement. Ces prises se substituent aux groupes électrogènes diesel émetteurs de CO2 et de polluant locaux.

Source: ADP

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