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Collectivités : comment enrayer la précarité énergétique, économiser l’énergie, et dynamiser les quartiers ?

Traiter l’insalubrité, et lutter contre la précarité énergétique en rénovant bâtiments et quartier… oui, mais également dans un cadre de développement économique. Alors quels commerces et quelle diversification du commerce local ? Et quelle localisation pour redynamiser le quartier ? Avec quel tissu artisanal ?

Vie et commerce au cœur des quartiers réhabilités

Valérie Lasek
Valérie Lasek (Crédit photo Epareca – Alexandra Lebon)

Ce n’est pas un vœu pieux, mais un objectif bien réel et indissociable d’une rénovation urbaine réussie, car au-delà du réaménagement de la voirie, des bâtis et de l’adaptation des moyens de transport, il n’y a pas de vie de quartier, de lien social et d’attractivité … sans commerce, sans artisans, sans mixité sociale. « Par ailleurs, l’activité économique est également un potentiel d’emplois pour les quartiers en difficulté » souligne Valérie Lasek, Directrice Générale d’EPARECA.

Qu’est-ce que la rénovation urbaine ? Le Programme National de Rénovation Urbaine (PNRU), a permis depuis 2003 un effort important de transformation de 500 quartiers pour un budget de 12 Milliards d’Euros. Le Nouveau Programme de rénovation Urbaine (NPNRU) prolonge cet engagement sur des quartiers d’intérêt national et régional (environ 300) pour plus de 25 Milliards de subventions et fonds publics. L’objectif est d’enrayer le processus de marginalisation de ces quartiers, de les replacer dans une dynamique urbaine complète avec comme enjeux principaux d’améliorer les conditions de vie des populations en place et d’attirer de nouveaux ménages. EPARECA intervient donc en tant qu’opérateur commercial de la rénovation urbaine pour aider sur le volet des commerces de proximité, des centres commerciaux et de l’artisanat, en coopération avec l’ANRU.

L’EPARECA, pour quelles missions vers les collectivités ?

« EPARECA intervient de façon transitoire à la demande du maire ou du président de l’EPCI en tant que promoteur et investisseur ; il assume la gestion et l’exploitation des centres commerciaux restructurés. » explique Valérie Lasek, Directrice Générale d’EPARECA.

Les actions peuvent se dérouler sur toutes les phases du projet :

  • le montage du projet (études préalables, insertion urbaine, plan de financement),
  • la production (notamment réhabilitation, restructuration ou démolition-reconstruction)
  • l’exploitation (notamment gestion du ou des nouveaux équipements pendant plusieurs années pour accompagner les commerçants et artisans dans la durée)
  • la remise « sur le marché » auprès des investisseurs gestionnaires privés

Les outils mis à disposition par EPARECA ne sont pas forcément connus des collectivités ; notamment des communes de 10 à 50 000 habitants qui peuvent être concernées car la paupérisation de leurs centres villes est en augmentation constante un peu partout sur le territoire. « Le point clé pour réussir un projet, c’est de réhabiliter tout en revitalisant, le plus finement possible, l’activité économique, commerciale et artisanale » ajoute Valérie Lasek.

Un accompagnement des collectivités locales depuis plus de 20 ans

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L’EPARECA au travers du nouveau contrat d’objectifs et de performance qui vient d’être signé par Hélène GEOFFROY, Secrétaire d’Etat chargée de la Ville, Martine PINVILLE, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire et Emmanuelle COSSE, Ministre du Logement et de l’Habitat Durable, se voit donc confier un objectif de plusieurs dizaines d’opérations nouvelles correspondant à environ 80 M€ d’investissements sur 5 ans.

Bien entendu, ces opérations, qui doivent favoriser des services de proximité adaptés à la mixité des populations, ont également un objectif environnemental et durable,se traduisant par la limitation des émissions de gaz à effet de serre, essentiellement en phase de construction et d’exploitation.

 

« Pour nos capacités d’investissement, nous nous appuyons sur une coopération active avec la Caisse des Dépôts notamment au travers de notre filiale commune « Foncièrement Quartier » », précise Valérie Lasek.

Les opérations de rénovation sont le plus souvent cofinancées, avec, pour ce qui concerne EPARECA, une partie en fonds propres sous forme de subventions ajustées en fonction de la situation économique, sociale et fiscale de la ville concernée.

Ces opérations peuvent également concerner des interventions dans des quartiers anciens dégradés ou des centres villes, tant que ceux-ci sont inclus dans le périmètre de géographie prioritaire de la politique de la ville.

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Exemple de centre commercial rénové (Crédit photo Epareca – Philippe Caumes)

 

Source : conférence de presse EPARECA – Ministères

 

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