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Concertation sur le devenir du solaire photovoltaïque (Réunion du 12/01/11)

ENERPLANLa concertation sur le devenir du photovoltaïque en France, a recommencé cette année avec la réunion du 12 janvier consacrée aux parcs au sol et au résidentiel.

La concertation, menée par Messieurs Charpin et Trink, aura permis d’entendre une relative unanimité des acteurs de la filière, contre le canevas et les dispositions proposés par l’administration.

La question du plafonnement du marché à 50 MW par an, impacte directement tous les segments du marché. Surtout, ce plafond obère tout développement industriel français et va faire avorter un secteur industriel qui avait émergé depuis 2 ans. Ainsi, cette question du plafonnement du marché à 500 MW/an dont la remise en cause ne fait officiellement pas partie de l’agenda de la concertation, va-t-elle hanter toutes les réunions, celle du 12 et celles à venir, tant il est impossible d’imaginer une nouvelle régulation du secteur qui fasse abstraction des volumes nécessaires pour rendre l’industrie française compétitive. En suivant les dispositions préconisées par l’administration, nous sommes partis pour manquer le rendez-vous industriel de la parité réseau.

Lors de la réunion du 12 janvier, l’administration a présenté la fin du tarif d’achat pour les centrales au sol afin de les soumettre à un dispositif d’appels d’offres, ce que récusent quasiment toutes les organisations professionnelles du solaire et les ONG.

Pour le segment du résidentiel, si le déplafonnement de la limite de 3 kW est une bonne disposition, l’administration semble vouloir par cette voie, favoriser le segment de marché des petites installations au détriment des moyennes et grandes toitures (à partir de 16 kW), dont l’examen est prévu lors de la réunion de lundi 17 janvier. Ainsi, elle souhaite restreindre le marché des procédés intégrés au bâti au-delà de 16 kW. La limitation du marché résidentiel à 150 MW/an (-30% par rapport au marché 2010), ne posera pas un problème majeur en 2011 alors que le marché est complètement atone. En revanche, dès 2012 et au-delà, ce volume de marché contraint ne permet pas d’entamer la trajectoire du bâtiment à énergie positive. Le cumul d’un faible volume de marché et du fait de ne pouvoir privilégier le “made in France” dans le tarif, sonne le glas pour l’industrie française pourtant très bien positionnée sur le marché résidentiel.

Si les cabinets ministériels sont absents de la concertation, le niveau politique est venu de la présence de parlementaires. Le député Serge Poignant, souhaite que le parlement soit impliqué dans cette concertation. S’il comprend la nécessité du moratoire, il souhaite néanmoins que le développement industriel et de la filière en aval soit au coeur de la préoccupation des travaux menés. De son point de vue, les quotas sont une mauvaise réponse, alors que le secteur a besoin de visibilité et non de barrières/plafonds. A l’unisson des professionnels, il a rappelé la nécessité de tenir compte de l’investissement de la collectivité nationale en millions d’euros, plutôt que d’une limite en MW, et a demandé de prévoir une sortie du moratoire pragmatique et juste, pour ne pas impacter trop négativement la filière.

Source: Communiqué de presse du 14 janvier 2011 d’ENERPLAN

Une réponse

  1. Charles Hayeck
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    Bonjour, tout cela prouve bien que le photovotaïque n’apporte rien de concrêt pour notre environnement. D’une part, ce mots n’est même plus utilisé puisque l’on parle de fillière, de millions d’euros, d’investissement, de l’industrie,…
    Contrairement à d’autre pays (moins ou pas du tout subventionner), en France, on n’a toujours pas compris qu’il fallait réagir dans le bon sens pour le bien être de tous et pour notre environnement. On ne parle que de subvention et de tarif que bien sûr le citoyen doit payer. Et ce n’est pas nos politiciens irresponsables qui se chargeront de régler l’affaire à part de nous faire payer les factures par de nouveaux impôts.
    Le photovotaïque n’est purement qu’un produit financier comme un livret A, pas plus, j’en ai eu encore la preuve ce week-end.
    Charles

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