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Construction bois et maison individuelle : les différentes techniques

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 Maison en bois RT 2012

Avec le bois, la construction de maison individuelle est modulable, adaptable et le projet de construction est souvent court.

Matériau écologique par excellence (car naturel et renouvelable), quelle que soit la solution constructive bois utilisée, le bois va permettre de réaliser des projets à la fois conforme à la RT2012 et avec souvent des coûts de construction moindre qu’avec des matériaux classiques. Qui plus est la rapidité d’exécution est un atout supplémentaire et est rendu possible car la structure et les autres composants de la maison sont préfabriqués en atelier, puis assemblés sur le chantier, ce qui permet de réduire le temps d’édification et le nombre d’heures de main d’œuvre chantier.

Enfin le bois constitue un excellent régulateur hygrométrique, car il a la capacité à absorber et restituer l’humidité ce qui est un point positif pour assurer une atmosphère intérieure saine.

Nous vous proposons un petit tour d’horizon des techniques de solutions constructives bois les plus utilisées avec quelques exemples de réalisations ou solutions.

Le poteau-poutre : cette technique utilise des montants (poteaux) qui viennent soutenir des traverses en bois (poutres) espacés de plusieurs mètres (4m en moyenne), et qui constituent l’ossature de la maison. Il est ainsi possible de dégager de grands espaces et de grandes façades et l’aménagement intérieur de la maison peut disposer de grands volumes et de grandes ouvertures suivant le rythme des poteaux et des poutres.

La structure porteuse, préfabriquée en atelier, composée de bois massif, armé de profils métalliques, en contrecollé ou en lamellé-collé, est assemblée, un peu comme un jeu de Lego, sur le chantier en quelques jours.

La dissociation entre la structure et le remplissage autorise une large variété de conception, à l’aide d’une grande palette de matériaux et de styles : mur de verre, panneau de bois, brique, madrier empilé, béton cellulaire, argile, terre-pisé, terre-paille, madriers empilés, grandes baies vitrée, etc.

Enfin signalons que cette technique peut être combinée au sein d’une même habitation avec l’ossature bois décrite ci-dessous.

L’ossature bois : la technique ossature bois est la plus utilisée sur le marché. Elle est basée sur la fabrication d’un squelette constitué d’une trame de montants de bois, espacés d’environ 50 centimètres ; le tout est ensuite habillé de panneaux de particules, de contreplaqué ou d’OSB, avant d’intégrer un isolant thermique entre les panneaux. Il est possible d’utiliser des parements en matières diverses (brique, pierre, béton ou …bois), et de combiner la technique des poteaux-poutres avec celle-ci, ce qui permet une grande souplesse architecturale, et des qualités évolutives intéressantes.

Le chantier ne dure que quelques semaines, puisque les murs sont le plus souvent fabriqués en atelier et assemblés ensuite sur place.

Un exemple avec la solution Blokiwood, réalisée avec du bois 100% Français, que nous avions présenté lors d’un précédent article.

D’autres exemples : cliquez ici.

Le bois massif empilé : c’est la technique traditionnelle du chalet de montagne ou technique de l’empilement. Les murs sont montés en bois massif en empilant horizontalement des pièces de bois (de section ronde (rondins) ou carrée (madriers)).

On peut distinguer le madrier plat qui donnera une finition rectangulaire, le madrier demi rond qui donnera au bâtiment un aspect plus rustique, ou le rondin qui est le plus utilisé pour les chalets surtout en zone de montagne.

La précision de l’emboîtement, de façon parfaitement jointive, doit assurer une isolation naturelle très performante. Peuvent y être associés tous les matériaux isolants et de parement souhaités.

Cette technique est plus limitée en termes de liberté architecturale : moins d’ouvertures, assemblages visibles, finitions intérieures en bois naturel. Et attention au bois qui doit être avec un taux d’humidité limité pour éviter un fort retrait lors du séchage.

De nombreuses entreprises proposent ce type de construction, standard ou sur mesure, avec des délais de construction très rapides. La plupart du temps, la structure et les composants sont préfabriqués en atelier et montés sur place en un temps très rapide. Une technique dérivé est celle du bois plein debout, avec des du bois aplani disposé verticalement cette fois.

Quelques exemples de projets avec les différentes techniques présentés par le Pôle eco-construction Seine-aval à la fois pour des bâtiments tertiaires, maison et petits collectifs.

Pour avoir un aperçu des réalisations Bois : cliquez ici pour télécharger

Pour obtenir le livret complet du Pôle éco-construction, nous contacter par mail à : contact@pages-energie.com



D’autres exemples encore sur notre site Pages-Energie

 

Le colombage : cette technique est surtout utilisée aujourd’hui pour la réhabilitation, et elle est encore plutôt répandue dans certaines régions (Normandie, Alsace notamment). On l’appelle également ‘ système à pans de bois’, cette technique repose sur l’assemblage des différentes pièces de la bâtisse à l’aide de tenons et de mortaises, les bois étant chevillés les uns aux autres.

L’ossature en bois supporte le colombage, qui forme les murs. Le remplissage ou hourdage est généralement fait de torchis (argile, de la paille, du sable, et de la chaux), matière isolante et imperméable ou bien encore de briques crues.

Le bois a aussi d’autres usages: le bois sert également à la charpente, à l’isolation, aux revêtements extérieur (lames, bardeaux) et intérieur (parquet, panneaux muraux, escaliers, mezzanines, etc.)

Enfin rappelons que le bois a ses contraintes notamment vis-à-vis des protections contre les insectes champignons ou autres termites, nous y reviendrons dans un autre article.

 

 

Sources : article du blog mafuturemaison.fr et le livre de référence ‘la construction écologique aux éditions Terre Vivante


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