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Déchets de mobiliers de bureau, le recyclage des meubles est lancé

Privilégier le recyclage et la réutilisation des meubles et des déchets de mobilier ? Avec quels enjeux et objectifs ? Faire de nos déchets des sources de matières premières secondaires, mais ou déposer mes mobiliers à recycler ? Quelle politique d’achat ou comment choisir mon mobilier en 2013 ?

Rien ne se perd, mais il reste un énorme travail à faire pour recycler en fin d’usage nombre d’objets ; c’est en tout cas parti pour la filière de l’ameublement, à terme, en 2017, ce seraient 45% (pour le mobilier ménager) à 75% (pour le mobilier professionnel) de ce gisement qui seraient ainsi valorisés (hors valorisation énergétique).

Un contexte de fin de vie du meuble, pas forcément bien connu : En France, tous les ans, environ 2,7 Millions de tonnes de mobilier usagé doivent être traitées :

  • 80% de mobilier domestique soit 26 kg par an et par habitant !
  • et aussi 20 % de mobilier professionnel dont près de 40 % de mobilier de bureau).

Le mobilier professionnel arrivant hors d’usage concerne principalement les meubles (3/4 du tonnage) et les sièges (1/4).

Ce mobilier est souvent d’abord réemployé, recyclé en interne, et il peut être confiée ensuite à une diversité d’acteurs (dons à des associations, spécialistes du second marché, rachat par des « recycleurs matières », mise en décharge ou déchetterie, prise en charge par les collectivités territoriales)

Deux filières et associations sont actives pour traiter le recyclage :

  • La SAS Valdelia (VAlorisation des DEchets LIés à l’Ameublement) est diligentée pour le compte des metteurs sur le marché d’éléments d’ameublement professionnels : tous les meubles, poste de travail (bureaux, tables, plans de travail et sièges) ou autres espaces (tels que les comptoirs d’accueil, armoires, bibliothèques…) doivent être, maintenant, traités en fin de vie via une filière agréée (comme les déchets électriques et électroniques, ampoules et piles…).

L’éco-organisme Valdelia va donc organiser la collecte sous deux formes : apport à des points de collecte par le détenteur du mobilier pour des volumes < à 20 M3, organisation par l’éco-organisme de la prise en charge sur site pour l’enlèvement des matériaux à collecter si volume > 20 M3.

On estime que les matériels de bureau sont constitués à hauteur d’environ 65% de matériaux ferreux et non ferreux et 25 % de bois (panneau particule ou massif) : il y a donc une dynamique et un potentiel de création d’une filière structuré de recyclage, ce sont aussi l’un des objectifs de l’éco-organisme.

  • La SAS Eco-mobilier est menée pour le compte des metteurs sur le marché d’éléments d’ameublement ménagers et des metteurs sur le marché de literie.

Trois principes de collecte pour le particulier / ménage : collecte en déchèterie avec les collectivités territoriales ; reprise à la livraison ou en magasins par les distributeurs et les installateurs volontaires (pour mémoire, il n’y a pas d’obligation de reprise des meubles usagés dans les réseaux de distribution mais certains le proposent) ; collectes complémentaires sur des sites très fréquentés (parkings d’hypermarchés, places publiques…) ou au moment d’événements «rassembleurs » (foires, fêtes, marchés…).

Au-delà de la collecte et recyclage, l’organisme de recyclage développe l’éco-conception pour réduire à la source la production de déchets d’au moins 3 %.

Les deux organismes des filières se financent en collectant l’éco-participation, qui est une contribution perçue sur les meubles neufs. Ce versement est bien sûr la clef de voûte de la filière car il en assure le financement complet.

Mais comment choisir mon meuble ou bien acheter un mobilier de bureau ? L’achat ne se limite pas à l’expression d’un besoin (qualitatif & quantitatif) les enjeux environnementaux et sanitaires sont désormais à intégrer totalement dans la démarche achat.

Quelques exemples de questions clés à se poser :

  • Le meuble est-il ergonomique et évolutif (est-il utilisable dans un autre espace, modulable ..) ?
  • Sa composition est-elle identifiée et peut-il être facilement recyclé ? a-t-il en particulier un éco-label et/ou une éco-conception ?
  • Quel est son impact sur la qualité de l’air intérieur (QAI) notamment émissivité COV (en particulier pour les meubles en panneau de particules bois) ?
  • Fait-il l’objet d’une bonne garantie et d’une durée de vie suffisante ? quel est son lieu de fabrication et l’origine de ses composants ?

etc…

Cet article vous a plu, réagissez et posez vos questions, ou envoyez-nous des informations complémentaires pour y faire suite.

Sources : CCI Poitou Charentes (eco-entrepreneur.org) et les sites des associations Eco-mobilier et Valdelia


3 réponses

  1. Laurine
    | Répondre

    Il faut faire connaitre ces dispositifs, merci pour l’info , Laurine

  2. Industriel
    | Répondre

    Que ce soit le recyclage du mobilier bureau ou autre, il ne faut en aucun cas le négliger. Quand on voit ce qu’on peut fabriquer avec des matériaux recyclés, cela devrait être une source de motivation pour les gens…

  3. fourniture bureau kwebox
    | Répondre

    Article fort intéressant sur le recyclage de notre mobilier bureau. Le recyclage c’est l’avenir alors donnons-nous l’opportunité de développer cette filière et qu’elle devienne un automatisme. Et puis ça permettra de créer de l’emploi. On est gagnant sur toute la ligne !

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