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Ecollectivités – Septembre 2009 – Editorial et sommaire

EDITORIAL: L’ELEVE ET LE MAITRE

par Robert Delannoy


La contribution climat-énergie, proposition du pacte écologique de Nicolas Hulot, sera vraisemblablement adoptée et entrera en vigueur dès 2010. L’objectif affirmé est de réduire de façon considérable les consommations d’énergies fossiles en augmentant leur prix pour tenir compte de leur coût écologique.

Les engagements de réduire les émissions polluantes issues de ces consommations de 20% en 2020, puis de les diviser par quatre en 2050 sont à ce prix indique le rapport de Michel Rocard.

Selon ce dernier cette taxe conduira à un surcoût de 300 euros par an et par ménage pour la majorité des Français, par rapport à leur consommation d’énergie actuelle de chauffage et de déplacements. Ce surcoût sera une charge supplémentaire si ces ménages ne choisissent pas d’économiser sur la consommation actuelle en recherchant une meilleure efficacité énergétique pour leurs déplacements et leur habitation; ceux des ménages qui choisiront les véhicules à faible émissions de CO2, de mieux isoler leur logement et de recourir, autant que faire se peut, aux énergies renouvelables verront une baisse de leur dépense totale à besoin énergétique égal.

L’économie de l’environnement où un agent économique qui génère des effets externes négatifs sur l’environnement et fait supporter à la collectivité un coût supérieur à celui qu’il supporte en tant qu’agent privé a été préfigurée par Arthur C.Pigou (économiste britannique 1877-1959). Il préconisait l’intervention de l’état par des taxes ou des obligations de réparation pour éliminer l’écart entre coût social et coût privé et éliminer ainsi les défaillances du marché constatées dans les années 1920-1930. Cette analyse trop classique fut vivement critiquée par John M. Keynes, son célèbre élève, qui plus tard rejeta toute intervention de l’état et prêtera au marché une capacité d’autorégulation permettant l’élimination des effets externes négatifs pour la société…

L’élève fut l’instigateur des accords de Bretton Woods, la source du système qui amena à la catastrophe financière en 2008, le maître fut oublié quelques temps…


SOMMAIRE – SEPTEMBRE 2009


  • éco actualités
  • éco associations: Amorce, Alliance Carton Nature, Les Eco Maires
  • agenda
  • écoclimat: le couplage étroit entre climat et cycle du carbone par Valérie Masson-Delmotte
  • éco opinion: l’agenda 21, un ancrage territorial au développement durable
  • écoportrait: Guy Geoffroy, président des Eco Maires
  • éco expériences
    • Fraïsse sur Agout, Hérault, village terre d’avenir
    • Le Havre, Terre Durable A++
    • Baie Mahault, Guadeloupe
    • Le Méné, Bretagne, l’énergie nature
  • écodossier: directive européenne EnR, Horizon 2020
  • écomonde: Güssing, Autriche, territoire modèle de l’autosuffisance énergétique
  • écojuridique: éolienne et intégration dans le paysage, interprétations de l’article R 111-21 du code de l’urbanisme
  • écofocus: friches inductrielles, servitudes de restrictions d’usage
  • écosolution: lutte contre le vol et le pillage des D3E en déchèteries, des solutions existent
  • éco achats
  • le kiosque / formations
  • courrier des lecteurs: de quel bois se chauffe-t-on à Tramayes ?
  • tribune libre: étiquette énergie – Beaucoup d’encres pour une petite étiquette… par Elisabeth Bartharès, Gifam


Sommaire et éditorial du numéro de septembre 2009 d’écollectivités magazine, reproduit avec l’aimable autorisation du directeur de la publication. Possibilité de s’abonner à écollectivités magazine.

2 réponses

  1. Bucki
    | Répondre

    L’investissement des collectivités dans la lutte contre le dérèglement climatique pose la question de la subsidiarité de l’action collective. Est-ce la meilleure échelle d’action? Je pense que oui, si vous visitez mon blog, vous découvrirez même que l’échelle du quartier me semble être encore pertinente (car elle détient un facteur humain très important). Néanmoins, les démarches d’Agenda 21 et de Plan Climat doivent pouvoir s’appuyer sur des supports législatifs nationaux et internationaux (lois cadres, accords internationaux type Copenhague). L’interconnexion de toutes ces échelles est mécanique, de bas en haut comme de haut en bas d’ailleurs. Conclusion, quelle que soit sa place dans cette pyramide de décision, il faut aller de l’avant! Et ne pas attendre d’y être invité par tout un chacun… comme je le fais maintenant. 😉

  2. olivier
    | Répondre

    il est clair que l’action ne peut être qu’à un niveau local et tout particulièrement je pense que les regroupements de localités comme les communautés d’agglo sont des leviers importants dans la démarche de conduite de changement qu’impose les nouveaux enjeux de l’éco-construction, d’une part par l’animation du tissu économique capable de mettre en œuvre les projets et d’autre part en supportant les projets qui sont lancés.
    autre point, au delà des aspects législatifs, il reste un support important que sont les modalités de financement. je ne parle pas forcement des grands ensembles d’habitation, mais du financement des projets des particuliers qui, a mon avis, mérite plus d’outil que ce qui existe aujourd’hui.
    PS, le blog est pas mal

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