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HQE, LEED ET BREEAM, la bataille des labels

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La certification est un gage de confiance et de qualité pour les artisans et les entreprises souhaitant mettre en avant leur engagement environnemental dans la conception et la construction des bâtiments. En effet, le secteur du bâtiment est responsable de 42% de la consommation d’énergie et les certifications environnementales sont des outils importants pour la transformation des pratiques. Mais les conditions ainsi que les normes d’obtention de ces certifications ne sont pas les mêmes partout. Quelles sont les principales certifications internationales et à quelle place se situe le label français HQE parmi ceux-ci.labels

En collaboration avec ALTO Ingénierie, France GBC a effectué une étude comparative (Les certifications environnementales internationales pour la conception et la construction des bâtiments non résidentiels – positionnement de la certification HQE relativement à BREEAM et LEED) sur trois des principales certifications environnementales : LEED (Leadership in Energy and Environment Design), BREEAM (Bulding Research Establishment Environment Assessment Method) et enfin HQE (Haute Qualité Environnementale) afin d’évaluer leurs critères.

Répartition mondiale 

Au niveau mondial, c’est la certification BREEAM créée au Royaume-Uni en 1990, qui est la plus répandue en nombre de pays. En revanche, c’est la certification LEED créée en 1993 par les américains, qui est la plus répandue mondialement avec une estimation à 51700 projets. Le label français HQE créé en 2013 n’est pas en reste puisqu’il constitue environ 59 millions de m² certifiés sur le marché européen, même s’il s’agit principalement de surfaces situées en France.

Différences de certifications 

Les certifications HQE et BREEAM possèdent cinq niveaux d’exigence (pass, bon, très bon, excellent et exceptionnel) quand LEED n’en possède que quatre (certified, silver, gold, platinium).

Dans les trois cas il s’agit d’obtenir des points par différents critères définis. Concernant la certification BREEAM les critères sont basés sur le management, la santé et le bien-être, l’énergie, le transport, l’eau, les matériaux, les déchets, l’environnement et l’écologie, la pollution et l’innovation. La certification LEED, elle est basée sur l’aménagement écologique des sites, la gestion efficace de l’eau, l’énergie et l’atmosphère, les matériaux et ressources, la qualité des environnements intérieurs, la sensibilisation et la formation, l’innovation et les processus de conception et enfin l’emplacement et les liaisons.

Pour finir, le label HQE est quant à lui soumis à 14 critères qui sont : la relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat, le choix intégré des procédés et produits de construction, un chantier à faibles nuisances, la gestion de l’énergie, la gestion de l’eau, la gestion des déchets d’activités, l’entretien et la maintenance, le confort hygrothermique, le confort acoustique, le confort visuel, le confort olfactif, les conditions sanitaires, la qualité de l’air et enfin la qualité de l’eau.

Les points des différentes rubriques sont alors additionnés pour donner le niveau de certification (plus il y a de points et plus le niveau de certification est important).

Voici un tableau réunissant les exigences plus ou moins importantes des différents labels:

Caractéristiques BREEAM LEED HQE
Transports * ** ***
Matériaux/équipements * *** **
Energie ** ** ***
Maintenance du batiment _ _ ***
Engagement du demandeur _ * ***
Mise en œuvre et fonctionnement ** ** ***
Pilotage _ _ ***
Capitalisation * _ ***

Globalement, BREEAM et LEED vont valoriser davantage l’aspect environnement et énergie tout autant qu’HQE. Mais ce dernier accorde également une importance au niveau du respect de l’homme puisque le confort et la santé de la population sont au centre de nombreux critères de certification (la qualité de l’air ou de l’espace, le confort thermique et acoustique).

En revanche LEED et HQE ont des exigences similaires concernant la gestion des déchets de chantier, une performance énergétique minimale, des équipements hydro –économes ou encore la mise en place de compteurs énergie que ne possède pas BREEAM. Cela fait de celui-ci une certification moins exigeante que les autres. De plus pour BREEAM il n’est demandé qu’une étude de faisabilité et deux rapports par des personnes qualifiées dans l’équipe même du maitre d’œuvre ; la certification HQE demande une triple vérification par des auditeurs externes.

Les immeubles construits peuvent posséder une ou plusieurs certifications, certaines étant complémentaires et toutes étant reconnues à l’international. Ainsi le choix d’une ou plusieurs certifications par le maitre d’ouvrage est motivé par un meilleur positionnement de l’immeuble sur le marché, très compétitif. La certification offre alors un gage de qualité important ainsi qu’une possibilité d’obtenir le bail vert. Le Bail Vert est une assurance supplémentaire concernant l’impact météorologique qui, en cas de grand froid imprévu, permet de palier au coût du chauffage .Enfin la recherche d’investisseurs à l’international motive la recherche d’une certification exigeante. En effet la revente des immeubles certifiés offre une plus-value.

Sources : www.francegbc.fr

Une réponse

  1. La Revue de l’Innovation dans l’Environnement
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    repris par : La Revue de l’Innovation dans l’Environnement – Nº166

    Lire la suite sur : http://www.massolia.com/a-la-une/la-revue-de-linnovation-dans-lenvironnement-166/

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