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La Semaine du développement durable du 1er au 7 avril 2011

Semaine Développement Durable 2011La 9ème édition de la Semaine du développement durable marque une étape.

Les Français sont désormais familiarisés avec la notion du développement durable et vont même plus loin puisque 80% considèrent que, chacun, a personnellement un rôle à jouer en matière de développement durable.

Choix de produits écolabellisés, tri des déchets, consommation de produits bio, économies d’énergie, utilisation plus raisonnée de l’eau… si nous avons adopté les gestes pour préserver notre planète, la Semaine du développement durable 2011 offrira l’occasion à tous de vérifier que le développement durable, c’est chaque jour plus concret.

Les mesures du Grenelle Environnement sont entrées dans notre quotidien et ont des effets sur notre mode de vie. En matière de consommation, l’année 2011 sera marquée par le test grandeur nature pour la mise en place de l’affichage environnemental qui permettra de disposer d’une information précisant l’impact de nos achats sur l’environnement.

Par la mobilisation des entreprises, associations, villes et communes, établissements scolaires et universitaires… la Semaine du développement durable est une occasion de découvrir de manière concrète, ludique et conviviale tout ce qui bouge autour de nous en matière de logement, transport, préservation des espaces et des espèces, énergies renouvelables…

Partout en France, de nombreuses manifestations offriront portes ouvertes, expositions, visites d’entreprises ou de sites.

– Le site de la Semaine du développement durable 2011: semainedudeveloppementdurable.gouv.fr
– Vous êtes un particulier, consultez
le programme des événements qui auront lieu près de chez vous.
– Vous êtes une collectivité, une entreprise, une association, un service public…
participez!


Semaine du Développement Durable 2011 (9ème Edition)

2 réponses

  1. Jean-Pierre CANOT Bergerac le 16 février 2011
    Garrigue Route de Mussidan

    24100 BERGERAC

     : 05 53 57 31 83

    jeanpierrecanot@orange.fr

    Lettre ouverte à :
    Madame le Ministre
    de l’Écologie et du Développement durable,

    Madame le Ministre,

    « Mais où est l’Homme dans tout çà ? », c’est ce que l’on a envie de dire face à l’inénarrable concept du développement durable éponyme de votre Ministère.

    On pourrait certes penser que le mépris vis-à-vis de l’Homme qui est affiché dans toutes les actions de ce développement dit durable est lié à la mauvaise traduction du « sustainable » anglais qui eut mérité d’être traduit par « autoporteur ».

    Ceci serait vrai si dans l’importance que l’on se doit d’accorder aux trois composantes du développement prétendu durable, la France était le seul pays à ne retenir en priorité que l’économique, au détriment de l’environnemental venant en second, et du social arrivant bien loin derrière.

    On peut malheureusement déplorer que le concept de mondialisation, qui entend que l’on fixe instantanément des règles de fonctionnement uniformes à tous les pays, au plus grand mépris des différences culturelles et de l’aspiration de l’Homme à vivre dans un cercle d’intimité, ne s’applique finalement qu’à l’aspect économique, ce qui va tout à fait dans le sens du développement durable tel qu’il est hélas universellement appliqué.

    On peut se demander si ce mépris évident à l’égard de l’Homme ne vient pas d’une confusion entre objectifs et moyens de les atteindre, l’objectif du développement ne pouvant être que la recherche du plein épanouissement de l’Homme, l’économie n’étant qu’un outil mis en œuvre dans le respect de l’environnement.

    La crise économique dont nous ne sommes hélas qu’au tout début, montre que même sur cet objectif prioritaire – objectif et prioritaire à tort !- nous avons non seulement fait fausse route jusque là, mais que nous persistons à nous égarer avec le risque de foncer dans le mur.

    Le baron Justus Von LIEBIG, chimiste, inventeur de l’extrait de viande du même nom, définissait vers les années 1850 l’importante loi sur le minimum, qui sous sa forme générale de loi du maillon le plus faible, dispose que le résultat d’une chaîne de processus est limité par le chaînon le moins performant, et que c’est sur lui qu’il faut agir pour dépasser la limite.
    Cette loi peut être illustrée par un baquet dont les douelles sont de longueur variable et dont on voit que le contenu est limité par la douelle la plus courte.

    Si l’on imagine un baquet de l’économie, française notamment, sans doute grecque et de bien d’autres à travers le monde, dont les douelles seraient constituées par les diverses composantes de cette économie, au constate bien vite que les douelles des composantes de bases son très courtes et que l’économie « fout le camp » par la douelle de l’agriculture notamment.

    La longueur définit l’importance donnée à la composante dans l’ensemble de l’économie c’est le niveau de production des secteurs primaire secondaire et tertiaire.
    La largeur définit la structure de la composante telle que le niveau d’investissement du
    secteur, la part de population active concernée ou les lois et règles de son fonctionnement.
    On comprend que l’on peut agir à court terme sur la longueur mais que la correction d’éléments structurels est plus longue de même que les effets de cette correction.
    Il est enfin évident que des douelles larges définissent un volume d’activité important ce qui relativise les fuites lorsqu’un élément tend à devenir plus court que les autres.

    Cette représentation de l’économie a l’avantage de faire ressortir la différence entre l’économie réelle et l’économie virtuelle. Le niveau du baquet représente l’économie dont la mesure se fait par la monnaie que crée l’activité des composantes du baquet.

    L’économie virtuelle absolue est celle où les activités, essentiellement de services ne portent que sur la création monétaire par la seule monnaie, elle ne devrait concerner que peu d’acteurs : des faussaires, elle est très peu règlementée mais les volumes d’activité sont énormes la douelle correspondante est donc très étroite et très longue. Elle entraîne des fuites importantes par les douelles de l’économie réelle qui auraient du rester essentielles mais qui sont restées très courtes.
    Le phénomène a été caché tant que l’importance structurelle de l’économie réelle est restée suffisante, mais la disparition des acteurs (exode rural) ou le changement des règles de fonctionnement devenues européennes puis mondiales, imprécises, que personne ne respecte, et difficiles à faire appliquer ; ont conduit à un baquet de l’économie pratiquement vide malgré l’apparence de forte activité donnée par le monde de la fausse monnaie.

    L’économie virtuelle relative correspond à la partie des activités humaines créatrices de monnaie qui ne représentent pas une priorité face aux besoins élémentaires de production qui eux ne sont pas satisfaits.

    Il y a en effet une hiérarchie à respecter dans l’utilité sociale de nos actes économiques qui voudrait que nous satisfaisions en priorité, et dans l’ordre, nos besoins : de nourriture, de logement, de santé et d’éducation il s’agit de l’indispensable auquel vient s’ajouter l’utile voire le superflus.
    La loi de LIEBIG fixe bien que si l’indispensable n’est pas satisfait il est vain de développer l’utile et le superflu qui représentent bien dans ce cas une économie virtuelle relative.

    La crise économique récente a conduit les responsables politiques français entre autres à rechercher une solution en stimulant la production automobile au motif qu’elle emploie plus de 10 % de la population active, et que cette stimulation est de nature à faire redémarrer la consommation.
    Or une économie ne peut consommer que si elle produit, et si elle produit en priorité l’indispensable. C’est donc le secteur agricole qu’il eut fallu stimuler dans la mesure où les automobiles ne sont pas comestibles à ce jour. Il ne peut rien sortir de sérieux d’une telle mesure et la seule solution raisonnable eût été d’agir sur le maillon le plus faible le secteur primaire qui malgré son importance primordiale qui devrait en faire le principal secteur de l’économie, n’emploie que quelques 6% de la population active.

    Vous pourrez certes rétorquer à cette digression qu’elle ne concerne pas le ministère dont vous avez la responsabilité, mais d’une part solidarité gouvernementale oblige, et d’autre part sur trois évènements récents au moins, on constate que votre ministère fonce tête baissée dans des projets qui vont à l’encontre du respect des composantes environnementale et surtout sociale de ce développement prétendu durable, et qui relèvent donc bien de l’économie virtuelle.

    C’est l’incroyable projet de l’aéroport de Nantes, dont plus personne ne parle depuis que votre prédécesseur en a décidé la réalisation et donné son accord à sa mise en œuvre par un grand groupe industriel et financier. L’aspect environnemental a été préservé a-t-on dit du fait que cet ensemble sera desservi par un train-tram électrique !

    Personne n’a relevé la décision prise en catimini par les soi-disant conservateurs de l’environnement de construire ce monstrueux aéroport en détruisant 47 exploitations agricoles et une partie du bocage, alors que l’on sait l’importance de ces éléments :

    – dans la captation et le recyclage du CO2 – y compris celui émis par les avions- via la photosynthèse ;

    – dans leur participation à l’économie réelle.

    C’est la scandaleuse affaire des schistes bitumineux, dont votre ministère veut atténuer l’importance après avoir tenté d’étouffer l’affaire et pour laquelle votre prédécesseur a, là aussi en catimini et nonobstant son attachement juré au développement durable, donné un permis de recherche en date du 1 mars 2010.
    Sans donner dans l’exagération des fanatiques de l’écologie, on ne peut que déplorer que ceux qui comme vous ont en principe en charge la surveillance du respect de l’environnement, fassent passer les intérêts économiques de multinationales avant ce dernier.

    Il est inadmissible sur un problème dont on connaît les incidences catastrophiques sur la nappe phréatique notamment, que l’on tente de calmer les esprits en disant que les autorisations susceptibles d’être données ne sont pas des autorisations d’exploitation mais de prospection.
    Si l’on autorise la prospection c’est bien que l’on entend éventuellement autoriser une exploitation future.
    On nous rebat suffisamment les oreilles avec le principe de précaution, pour que nous l’appliquions cette fois sans réserves dans un domaine où les conséquences de ce qui a été observé aux Etats-Unis notamment seraient catastrophiques si nous acceptions de satisfaire les exigences d’irresponsables avides de profits.

    Sur ce grave problème, la magnifique région du Sarladais, au pays de l’Homme s’émeut à juste titre des risques d’autorisation de prospection qui ne feraient qu’anticiper une exploitation et ses nuisances irréversibles.
    Même si des apaisements ont été donnés à l’approche des élections cantonales, il reste malsain que le problème ait été évoqué ne serait-ce que pour tâter le terrain.

    On objectera ici à juste titre qu’il ne faut pas raisonner sous le seul angle du tourisme, ce dernier n’ayant jamais suffi à assurer seul la richesse d’une région ou d’un pays, – voir à ce sujet la Tunisie et l’Égypte d’une cuisante actualité -, mais des exemples récents montrent que le développement sans précautions d’activités industrielles de ce type dans des régions où l’on laissait mourir l’agriculture ne peuvent conduire qu’à des déceptions.

    L’exemple de LACQ et de son gaz que l’on s’est empressé de transporter à grands frais à travers toute l’Europe, montre que les industries locales mises en place périclitent quelques décennies après par épuisement du gisement.

    La Dordogne riche département agricole il n’y a guère, participait à ce titre à l’économie réelle, beaucoup plus que le tourisme qui n’était qu’un complément et appoint de cette indispensable agriculture.
    Il y avait en 1968 dans ce département quelque 60 000 exploitations agricoles de type familial, il en reste aujourd’hui, moins de cinquante ans après, un peu moins de 10 000 !
    Les terres sont en friches – subventionnées par la “PAC ” pour beaucoup, on est payé pour ne pas produire- les forêts dévastées par les tempêtes sont abandonnées, les villages si vivants du Périgord se meurent, livrés un temps à une riche occupation anglaise qui déserte aussi désormais.
    L’agriculture avait su avant l’arrivée de Sicco MANSHOLT, nouveau fléau de Dieu, faire les efforts voulus pour s’organiser, voire se reconvertir quand cela a été nécessaire.
    Ce département, un des premiers producteurs de tabac, a su anticiper la crise en s’orientant vers d’autres productions.
    La fraise du Périgord, première région productrice en France, dont la réputation de qualité était européenne sinon mondiale a vite été mise en difficulté par les règles de l’OMC qui permettent d’importer n’importe quoi à bas prix

    Face à cette situation dramatique on vient nous dire au nom d’une prétendue sauvegarde de l’environnement : prospectons les gisements d’énergie fossile, émettrice potentielle de CO2, et susceptible de polluer – entre autres – de façon irréversible la nappe phréatique et les couches profondes d’une eau si précieuse pour une agriculture qui est la seule activité capable à ce jour de recycler le CO2 !

    Le troisième élément est cet acharnement insensé à vouloir protéger des espèces sauvages, en s’attaquant là aussi à l’Agriculteur ou à l’Éleveur : le loup dans les Alpes et surtout l’ours dans les Pyrénées et depuis peu les vautours : un symbole !
    Il est dramatique et on peut le déplorer que disparaissent certaines espèces qui ont fait partie d’un environnement qui hélas n’est plus ce qu’il était, mais il ne faut pas considérer pour autant que dans ce processus dont on peut craindre hélas qu’il soit irréversible, ce soit l’Homme qui doive disparaître le premier.
    Il est encore plus dramatique que l’on fasse porter la responsabilité de cette disparition à des Agriculteurs et Éleveurs qui vivaient en parfaite harmonie avec ces espèces avant l’arrivée de la civilisation urbaine et industrielle, où la construction de routes, autoroutes voies ferrées, stations de sports d’hiver, pratique de sports mécaniques dans les coins les plus reculés de la montagne sont les seules causes d’une disparition, que l’on entend compenser par celle de l’agriculture.

    La comparaison avec les ours de Slovénie est parfaitement stupide, dans la mesure où dans ce pays les ours vivent, pour combien de temps encore ? en parfaite harmonie avec l’environnement resté rural. L’ours fait partie dans ce pays de la chaine alimentaire.
    Les plus ardents défenseurs de l’ours vivent bien loin des Pyrénées, leur est-il venu à l’idée qu’il faudrait réintroduire ours et loups dans les forêts du Bassin Parisien ou de Bretagne ? Il est vrai que dans ces régions le poids des électeurs qu’il ne faut pas mécontenter ou faire disparaître est sans commune mesure avec celui des votants de la montagne !

    Non Madame le Ministre, on ne peut pas continuer à salarier des agriculteurs pour ne pas produire, au motif que ce sont entre autres choses les loups, les ours, ou les vautours de toutes sortes qui sont prioritaires dans le développement durable.
    Les agriculteurs, les vrais, le peu qui reste, ont un sens profond de la dignité, ils sont conscients que leur activité, sans laquelle il n’y aurait plus de vie, représente la toute première étape de la création monétaire, conformément au précepte biblique : « À la sueur de ton front tu mangeras du pain ! ».

    Non Madame le Ministre on ne peut pas continuer à mépriser l’Homme et notamment l’Agriculteur, dans cette démarche incohérente du développement durable basée sur une certitude loin d’être démontrée, voire de plus en plus contestée, que serait le rôle du CO2 d’origine anthropique sur le climat.

    Il est ignoble que maints défenseurs de ce développement dit durable accusent l’agriculture d’être à l’origine d’émission de gaz à effet de serre que ce soit le CO2 ou le méthane des pets et autres éructations des bovins – sur ce dernier point on a largement d’ailleurs dépassé les limites du ridicule-.
    Ces incompétents notoires oublient simplement que l’agriculture, celle que l’on s’attache à faire disparaître surtout, produit de la biomasse, dont un des constituants essentiels est le carbone obtenu presque exclusivement à partir du CO2 par le jeu de la photosynthèse.
    Non seulement l’agriculture ne devrait pas être taxée pour ses émissions de gaz à effet de serre, mais elle devrait être rémunérée pour le rôle indispensable qu’elle est la seule activité à jouer, de capture et recyclage du CO2 !

    Sur ce point particulier, il convient même d’être très prudent lorsqu’on parle de déforestation pour faire place à des cultures.
    Supprimer la forêt grand absorbeur de CO2 est effectivement une calamité, la remplacer partiellement par des cultures, diminue peut-être pour les cultures saisonnières le volume de CO2 absorbé qui reste cependant important, mais le maintien de forêts au-delà de la période de croissance des arbres, fait que celles-ci ne captent plus de C02, sauf peut-être pour les résineux soumis au gemmage que l’on a abandonné pour importer à grands frais des produits terpéniques..
    Le problème de la forêt est donc un problème d’équilibre dans l’utilisation des terres entre forêts, cultures saisonnières et élevages de sous-bois, et surtout de gestion raisonnée de cette forêt.
    Promenez-vous dans les Landes, la Gironde et la Dordogne premiers départements forestiers français, une grande partie du massif est à l’abandon suite aux diverses tempêtes et au manque d’aide au nettoyage et à la reconstitution.
    On rejoint d’ailleurs là le problème énergétique où dans la recherche effrénée d’énergies nouvelles, souvent à des coûts prohibitifs, on oublie de récupérer l’énergie provenenant des déchets forestiers dus soit aux tempêtes, soit au nettoyage, soit aux éclaircissements normaux des premières années de pousse ; comme on oublie d’ailleurs, ou comme on refuse de récupérer, l’énergie des fermentations méthaniques des élevages au faux prétexte qu’il s’agit d’unités trop petites.
    Que de bois granulés ou déchiquetés pourraient être ainsi récupérés à condition de les utiliser sur place et de ne pas les gaspiller dans des transports inutiles à l’autre bout de la France ou de l’Europe.
    Il y aurait beaucoup à dire sur ce problème des énergies qui certes ne doivent pas être gaspillées même si leur consommation n’a aucune influence sur le climat.

    Au lieu de s’obstiner à rechercher les moindres traces d’énergie fossile, dans les schistes bitumineux par exemple, nous serions mieux inspirés :

    1. D’intensifier la recherche qui semble donner de premiers résultats tendant par reproduction de la photosynthèse à recycler le CO2, ou à recycler ce dernier par cracking en récupérant ainsi un combustible, le carbone et un comburant l’oxygène.

    2. De se reposer la question de savoir comme le prétendent certains spécialistes, si les déchets nucléaires que nous allons devoir stocker pendant des siècles avec bien des risques, ne pourraient être utilisés par des technologies nouvelles permettant à moindre coût un épuisement plus complet de ces déchets avec production d’énergie.

    3. De rechercher des solutions économiques pour la mise en ouvre des énergies solaire et éolienne. Diverses études annoncent que l’implantation de panneaux photovoltaïque sur 3 % de la surface du Sahara permettrait de fournir de l’énergie pour l’ensemble de l’Europe.
    Le problème du transport semble pouvoir être surmonté, il reste le problème politique, les pays concernés entendant utiliser l’énergie comme une arme redoutable dans la guerre économique que nous vivons.

    Outre le reproche scandaleux qui est fait à l’agriculture – la vraie – de participer à l’émission de gaz à effet de serre, ce qui nous l’avons vu est absolument faux, il y a celui de gaspiller les précieuse ressources en eau par des arrosages et irrigations intempestifs.
    La tendance croissante à considérer que l’activité agricole est comparable sur ce point à celles de lavage des voitures ou de remplissage de piscines relève bien de cette orientation précitée de nos modèles économiques vers l’économie virtuelle.

    Comment peut-on imaginer produire des céréales, des pommes de terre ou de la viande sans arrosage ?
    On pouvait récemment voir les résultats d’une étude faisant ressortir qu’en France, 4% seulement des pluies sont utilisés pour l’agriculture, le reste repart se saliniser en mer via les ruisseaux et rivières où il est interdit de pomper pendant les périodes de sècheresse, on croit rêver !
    Il faut bien dire là aussi que l’objectif d’actions, notamment des interdictions menées dans le cadre du développement durable, n’ont qu’un caractère économique tant elles visent à favoriser les actionnaires des entreprises qui à des titres divers « font dans l’eau ».

    Si l’on élargit le problème à la planète on s’aperçoit que non seulement nous persistons à faire fausse route, notamment dans le cadre de l’Aide Publique au Développement, mais que nous refusons obstinément de rechercher les solutions pour nous adapter au changement climatique ou pour en limiter les effets en empêchant que les déserts ne gagnent du terrain ou que les mers intérieures se vident, voire en reremplisant ces dernières.

    On est atterré, pour ne prendre que cet exemple qui se répète dans maints pays en développement d’Afrique notamment, de voir comment est traitée problème de l’eau au Sénégal.
    Dans les années 70 trois grands barrages ont été construits sur le fleuve Sénégal avec le triple objectif :

    – De régulariser le cours du fleuve et de le rendre navigable
    – De limiter les crues dévastatrices
    – De permettre l’irrigation de terres agricoles.

    Le barrage le plus en aval était une soupape empêchant la remontée des eaux salées de l’Atlantique.

    Trente ans après un projet de l’Agence Française de Développement, tente de trouver des solutions au fait que l’agriculture, non seulement ne s’est pas développée, mais a périclité au point que certains regrettent la période des crues.
    Une sinistre anecdote sur ce dernier point rappelle que suite à la remarque « Ça allait mieux avec les crues », il a été décidé de faire des crues artificielles qui ont été réalisées quinze jours après les semis !
    Cette situation dramatique a été à l’origine d’un exode massif des hommes vers la France notamment, souvent au péril de leur vie.

    Il ne pouvait rien sortir et il n’est rien sorti de ce nouveau projet imbécile pour deux raisons :

    Techniquement la distribution de l’eau est faites par canaux ouverts ce qui entraine une évaporation pouvant dans des zones sans couvert végétal aller jusqu’à 60 %.
    Le grands spécialistes qui on construit le système ont simplement oublié, voire méprisé les techniques ancestrales qui notamment dans les oasis saharienne consistaient à acheminer l’eau – distribuée d’ailleurs de façon très équitable par des syndicats de l’eau- par des foggaras, canaux souterrains entretenus à la main et qui empêchaient l’évaporation.

    On retrouve le problème en Égypte où le projet de l’Union Européenne le long de la route du désert, entre Le Caire et Alexandrie, consistait à remonter les eaux de la basse vallée du Nil vers ces zones désertiques pour y développer l’agriculture.
    Rien n’a marché parce que techniquement on a oublié que lorsqu’on irrigue il faut aussi drainer au risque de faire remonter la nappe phréatique et de saliniser les terres de surface.

    On a surtout oublié que le développement agricole passe comme indiqué ci-après par une organisation professionnelle rigoureuse que l’on a là aussi refusé de prendre en compte.

    Structurellement parce que le développement de ces pays passe en priorité par leur accession à l’autosuffisance alimentaire, ce qui implique :

    – Que l’on privilégie le développement agricole, et au sein de celui-ci des cultures de base qui permettent de nourrir la population, et non de cultures industrielles exportées dans le cadre d’un commerce prétendu équitable qui ne l’est que pour les opérateurs étrangers intervenant dans ces sinistres opérations.

    – Que ce développement soit mis en œuvre par et au profit des populations locales, et que cesse cette spéculation de pays riches sur l’aide au développement. N’oublions pas que le Ministre Français de la Coopération Alain JOYANDET disait, propos scandaleux qui n’ont jamais été rectifiés :
    « /… Ne pas avoir peur de dire aux Africains qu’on veut les aider, mais qu’on veut aussi que cela nous rapporte… /… » .
    – Que le secteur agricole fasse l’objet d’une organisation professionnelle qui ne soit pas basée sur nos modèles décadents actuels, mais sur ceux qui ont fait la richesse de nos agricultures lorsqu’elles étaient dans la situation de celles que nous voulons aider, par exemple le modèle coopératif vrai.
    Les propositions faites selon ces critères, notamment par des experts sénégalais de qualité ont été violemment rejetées au motif que ce qu’on leur demandait était de trouver des investisseurs, étrangers de préférence, capables de venir remettre en valeur des zones que l’aide internationale avait rendues désertiques.
    On imagine que ces nouveaux colonialistes, des vrais cette fois au sens le plus péjoratif du terme, auraient utilisé les esclaves locaux, productions et bénéfices étant bien entendu exportés.
    « Comment voulez-vous disait cette femme admirable de Saint-Louis, qui se bat pour développer des exploitations agricoles gérées par les femmes, les hommes ayant tout abandonné pour partir en Europe gagner quelque argent rapatrié à grands frais, comment voulez vous que des investisseurs étrangers s’intéressent à des exploitations de 600 mètres de long sur 2 mètres de large sur lesquelles vivent jusqu’à 40 personnes ? »
    Elle ajoutait désespérée : « En Afrique les projets de Lutte contre la pauvreté appauvrissent les populations » !
    Quoi qu’on puisse en penser, il y a là aussi tant sous l’angle technique que sous l’angle structurel des liens directs avec ce développement durable que l’on prétend promouvoir à travers le monde au nom d’une mondialisation instantanée
    Sous l’angle technique, nous ne faisons aucun effort et nous allons même à contre courant dans la recherche de moyens évoqués plus haut pour nous adapter au changement climatique ou pour en limiter les effets.
    Ces moyens ce sont les techniques culturales : dry-farming, construction de barrages, techniques d’arrosage au goute à goute, sélection de variétés etc. toutes choses que des agronomes, français notamment, avaient mis en place en Afrique du Nord du temps de la colonisation si décriée et qui ont été abandonnées depuis.
    Ce sont aussi les grands projets ayant une influence sur le régime des pluies, conservation et reconstitution du couvert végétal, maintien voire reconstitution des masses d’eau des lacs et mers intérieures.

    La mer d’Aral se vide, le détournement de l’Amou Daria par le canal du Karakoum a été une calamité qui a participé à cette vidange de la mer d’Aral, et qui dans la région d’ASHGABAT au Turkménistan a conduit à une remontée de la nappe phréatique et à une salinisation des terres.
    Remplissons les dépressions désertiques fut-ce avec de l’eau salée, cette masse hydrique, si elle ne doit certes pas être utilisée pour l’irrigation, aura de toute façon une incidence sur le régime des pluies.
    On peut rêver avec cette idée qualifiée de folle à l’époque, puis abandonnée, sauf par Jules VERNE qui en fit : « l’Invasion de la mer ».

    « François Élie Roudaire, né le 6 août 1836 à Guéret et décédé le 14 janvier 1885 à Guéret, est un officier et géographe français. Il est le promoteur du projet de mer intérieure (africaine ou saharienne) auquel Ferdinand de Lesseps a attaché son renom.
    Roudaire acquiert la conviction que la vaste dépression salée qui se prolonge jusqu’au golfe de Gabès correspond au lit d’une mer asséchée connue au temps d’Hérodote sous le nom de baie de Triton. Dans un article écrit pour la Revue des Deux Mondes du 15 mai 1874, « Une mer intérieure en Algérie », l’officier consolide son hypothèse et propose de ramener la mer par un canal creusé dans le seuil de Gabès. Entre autres bienfaits, la masse d’eau introduite modifierait notablement le climat local et permettrait de refaire de la région un « grenier à blé ». Ferdinand de Lesseps, qui vient de triompher à Suez, adopte l’idée. Plusieurs écrivains, savants et hommes politiques s’engagent à ses côtés.»

    L’idée fut reprise plusieurs fois, récemment même en Lybie et en Égypte, mais si aller bientôt sur Mars est dans l’ordre de nos possibilités, nous considérons comme techniquement impossibles des opérations jugées pourtant parfaitement réalisables il y a cent ans et qui nous ramèneraient d’ailleurs à une situation connue à l’époque d’Hérodote.
    Sous l’angle structurel enfin on refuse de voir que s’il est peut être possible d’appliquer à cette mondialisation, devenue hélas indissociable du développement prétendu durable, des règles, notamment et essentiellement sociales, vers lesquelles nous devons tendre, il est par contre impossible de lui appliquer des règles économiques instantanées dans la mesure où les groupes humains concernés sont à des niveaux culturels très différents et où les Hommes entendent vivre dans des cercles d’intimité à taille humaine.
    Il serait vain, alors que nous sommes incapables de faire que l’Homme s’épanouisse pleinement dans ces cercles d’intimité, de prétendre pouvoir gouverner un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais !

    Veuillez agréer, Madame le Ministre l’expression de sentiments des plus distingués.

  2. Vente Viande
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    Le contenu de ce site est super bien présenté

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