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Les bâtiments à énergie positive c’est oui

Avec la COP 21 à Paris, la baisse de la consommation d’énergie a été dans toutes les bouches et le challenge que cela représente, continue d’inspirer de nouveaux projets.

C’est ainsi qu’en septembre 2015, le premier îlot à énergie positive en Europe, nouvel édifice de 3 bâtiments appelé Hikari (« lumière » en japonais) a été inauguré à Lyon.

HIKARI, premier ilot urbain à énergie positive d’Europehikari-cyrille-thomas-2-691x384_1

C’est à l’architecte japonais Kengo Kumo que Bouygues Immobilier a confié ce grand projet. Cet îlot, composé de trois bâtiments, a été pensé autour de la mixité des fonctions et des services :

  • Un bâtiment de bureaux de 55 000m²
  • 36 logements sur 3 400m² de surface
  • Un immeuble mixte composé de 2 600m² de bureaux et de 4 Villas sur les toits sur 700m²
  • 1 000m² de commerces au RDC des 3 bâtiments

 

D’architecture contemporaine, inspirée par la nature, la lumière naturelle y est la vedette. Hikari est composée de grandes zones vitrées sculptées par entailles triangulaires pour tenter d’effacer les frontières intérieures/extérieures. Une grande zone de verdure trouve sa place dans la cour intérieure.

Une efficacité énergétique optimale

Facade-photovoltaique-AGCglass-quartier-positif-Hikari
570 m² de façade photovoltaïque pour le premier îlot urbain à énergie positive d’Europe (source AGC Glass)

Mais le plus important dans cet ensemble c’est son efficacité énergétique. En effet sa production d’énergie est supérieure à sa consommation d’environ 0.2% et sa production en énergie renouvelable s’approche des 476 MWh. Ceci est rendu possible par trois sources de production d’énergie :

  • Des panneaux photovoltaïques : situés en toiture et façades des 36 logements, ils produisent l’équivalent de la consommation de 160 foyers
  • Un système de géothermie pour participer au refroidissement en utilisant les eaux de la Saône
  • Une centrale à cogénération à base d’huile végétale de colza (originaire de la région Rhône Alpes)

 

Les trois bâtiments communiquent entre eux et mutualisent leur consommation et leur production. Ainsi en cas de panne ou de pic de consommation, un système de stockage par batterie prend le relais. L’énergie produite par les bâtiments abritant des bureaux peuvent fournir de l’énergie aux habitations pendant les heures de grande consommation.

Le but de ce projet est que le bâtiment puisse s’autoréguler. Pour cela il possède de nombreux capteurs mesurant en temps réel la température, le CO2, la présence de personnes ou surveillent la ventilation et l’éclairage. Chaque foyer possède une tablette de suivi énergétique le rendant acteur et responsable de sa consommation.

Le coût de ce type projet est bien sûr supérieur à un projet « classique », ici la conception et la construction s’élèvent à 60 millions d’euros. Mais il faut mettre en face les importantes économies réalisées à long terme ainsi que la démonstration que l’on peut construire ce type de bâtiment comme une étape importante vers la transition énergétique.

Le photovoltaïque adapté grâce aux panneaux d’AGCcellules photovoltaïque AGC

Une des sources principales de production d’énergie de cet îlot urbain réside dans la pose de panneaux photovoltaïques intégrés sur 570m² de façades produisant annuellement 15 MWh. Ces vitrages intelligents permettent d’absorber et de contrôler les rayonnements lumineux et leurs apports en énergie. La fonction du vitrage est donc double, à la fois garde-corps et à la fois producteur d’énergie.

C’est à la société AGC Glass Europe que l’architecte a fait appel dans ce projet, un des leaders européen sur le marché du verre plat. Ils ont utilisés la gamme SunEwat XL, du sur mesure offrant une forte flexibilité à l’architecte en terme d’utilisation et de dimensions. Cette gamme incorpore des cellules photovoltaïques dans deux feuilles de verre permettant au bâtiment de produire autant d’énergie qu’il en consomme.

Totalement modulable, le verre intérieur offre de nombreuses finitions possibles alors que le verre extérieur reste faible en fer pour optimiser la production d’énergie.

La collaboration d’entreprises françaises et japonaises dans ce  concentré de technologies au service de l’environnement devrait nous encourager à faire que ce type d’initiative devienne une généralité et non une exception.

 

Source: site de Bouygues Immobilier projet de référence et communiqué de presse d’AGC: CP AGC Hikari-1015

 

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