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Maquette numérique du bâtiment, CAO électrique, des enjeux forts

Maquette numérique électrique

Comment la maquette numérique du bâtiment et la maquette numérique électrique impactent les métiers du BTP, avec quels enjeux et objectifs ?

Tels étaient les points principaux soulevés lors du colloque organisé par ALPI, éditeur reconnu spécialiste de la conception numérique d’installations électriques.

La maquette numérique du bâtiment – quelle définition ?

La maquette numérique (ou BIM – Building Information Model -) est une modélisation d’un ouvrage qui s’appuie sur une base de données descriptive, unique, de tous les objets du Bâtiment, partagée par tous les acteurs tout au long des phases de conception, d’étude, de géolocalisation, de construction puis d’exploitation. La représentation graphique n’en est que l’un des aspects car les données qui y sont contenues peuvent être aisément extraites de façon analytique en fonction des besoins et usages, indique en introduction Michel Fanet, DG de ALPI.

La maquette est en elle-même une évolution technologique radicale pour à la fois les logiciels mais aussi tous les métiers du Bâtiment : du maître d’ouvrage en passant par les architectes, les bureaux d’études techniques, enfin les installateurs et le tableautier pour ce qui est de la chaîne de conception et réalisation de l’installation électrique d’un bâti, qu’il soit tertiaire ou industriel.

Le tableau d’énergie : quels enjeux liées à la maquette numérique électrique du tableau, à la RT2012 et aux évolutions des normes EN61439-1 notamment ?

La RT2012 apporte une nouvelle dimension au niveau du tableau électrique : « les objectifs étaient jusqu’à présent – disponibilité, sécurité, maintenabilité et évolutivité ; ils demeurent mais désormais vient s’ajouter la composante gestion de l’énergie, précise Cyrille Payet de Schneider Electric. On va désormais parler plutôt de Tableau de gestion des Energies.

Cela implique aussi des changements dans les caractéristiques des appareils, par exemple gérer les effacements va impliquer des manoeuvres de commutation supplémentaires et donc impliquer des modifications de conception des produits des fabricants pour tenir compte des nouveaux usages.

La Norme EN61439-1 va quant à elle se mettre en place progressivement d’ici à fin 2014, et permettre de mieux préciser la démarche de vérification, d’avoir une prise en compte notamment de l’élévation de température, de la résistance des matériaux et de leur endurance mécanique, et enfin clarifie les relations et responsabilités entre le client final, le constructeur d’ensemble et le constructeur d’origine, souligne Raymond Alazard de Socomec.

Quant à nouvelle version 5.5 du logiciel de conception détaillée électrique CANECO de Alpi, elle ajoute de nouvelles fonctionnalités aux fonctions classiques de calcul de dimensionnement et schématique unifilaire : le choix des appareillages et accessoires est ainsi possible (sont intégrés les gammes de produits de ABB, Legrand, et Schneider et cela n’exclut pas d’autres fabricants qui viendront s’ajouter), mais aussi la conception des armoires, et enfin le chiffrage des plans.

La méthodologie ALPI « maquette numérique » (et la suite logiciel associée) apporte, en plus, du fait de l’enchaînement des informations entre les différents logiciels de spécialités :

– La garantie d’une cohérence lors de la transmission des résultats produits par chaque acteur (du bureau d’études électrique, l’installateur jusqu’au tableautier), ce qui permet de limiter les conflits.

– La garantie d’une saisie unique, grâce à la continuité des données d’entrée. (études, calculs de protection, calcul des câbles, schémas et prédétermination des tableaux)

– Un travail « collaboratif » plus poussé, par un enchaînement automatisé des processus entre les différentes spécialités et ne limitant les ressaisies.

L’augmentation du savoir-faire aux différents niveaux, ainsi que rapidité et gains de productivité.

Réseau et usage de l’installation électrique : la maquette numérique d’un bâtiment – quels usages, règlementations et quels interfaces entre les logiciels métier (CAO architecture, structure, ….)

La maquette numérique du bâtiment va centraliser les données issues des logiciels métiers (structure, thermique, CVC.. et naturellement de conception électrique. C’est un vrai changement avec un travail collaboratif entre tous les acteurs, l’objectif final étant le DOE numérique.

ALPI a travaillé en ce sens et propose aujourd’hui une interface d’échange baptisé (CANECO BIM interface Checker) avec le logiciel Revit d’Autodesk.

D’une façon plus générale, un format d’échange normalisé a été défini au niveau mondial pour permettre d’échanger les données entre les logiciels de conception d’architecture et les logiciels métier (structure, environnemental, thermique, acoustique ..) : c’est l’IFC, qui est spécifiquement conçu pour et par les acteurs du bâtiment, indique Guillaume Picinbono du CSTB.

Les fabricants eux aussi travaillent à fournir puis  échanger des données aux formats IFC, avec des configurateurs permettant, à partir des données techniques de leurs catalogues, d’enrichir et détailler l’esquisse d’architecture pour obtenir une maquette aboutie avec des ensembles de produits et composants conforme aux dimensions du projet, complète-t-il.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin signalons l’initiative du SYCABEL (Syndicat professionnel des câbles électriques et de communication) qui a créé un portail CABLE-BASE™ avec une base de références à jour des câbles répertoriés selon leur domaine, énergie ou télécoms. Les familles de produits dédiés au « bâtiment résidentiel, tertiaire et de services » sont d’ores et déjà disponibles.

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