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Plan de rigueur: Le coup de massue du Gouvernement au secteur bâtiment

Professionnels du BâtimentNous reproduisons ci-après le communiqué de presse du 7 novembre 2011 de la CAPEB.

“Le Gouvernement a décidé d’anticiper un net ralentissement de la croissance et de compenser cette dernière par une recherche de 8 milliards d’euros. Avec l’augmentation de la TVA dans le bâtiment, il fait plus et pire: il provoque lui même un ralentissement de l’économie et se tire ainsi une balle dans le pied. Conséquence: contrairement à ce qu’affirme le Premier Ministre, il affaiblit l’un des secteurs les meilleurs contributeurs à la croissance”, Patrick Liébus, Président de la CAPEB.

A l’issue du Conseil des Ministres de ce matin, le Gouvernement a annoncé son nouveau plan d’économie qui prévoit un relèvement de la TVA de 5,5% à 7% pour les travaux d’entretien-rénovation. Pour la Confédération de l’Artisanat et des Petites Rntreprises du Bâtiment (CAPEB), cette mesure est contre productive. La conjoncture le démontrera très vite. Malgré un 3e trimestre plus difficile, les prévisions d’activité de la rénovation du logement restaient encore positives pour l’année 2011 après 8 trimestres de chute libre (2009 et 2010). Avec un taux de TVA à 7%, le freinage sera brutal car il entrainera immédiatement une perte d’un milliard de chiffre d’affaire et la disparition directe et indirecte de 10.000 emplois.

Plus qu’injuste, cette mesure démontre le désintérêt du Gouvernement envers les efforts engagés par les 380.000 entreprises artisanales du bâtiment durant toute la période de crise pour maintenir une économie de proximité et préserver les emplois salariés. La hausse de la TVA va renvoyer dans le camp du travail dissimulé une part significative des travaux; comme c’était le cas avant l’application de taux réduit de TVA (1999). Dans le même esprit, le “cadeau fiscal”, qui est fait aux auto-entrepreneurs non assujettis à la TVA, est d’environ 400 millions d’euros; il va encore accroitre l’écart concurrentiel et nuire davantage aux entreprises au régime normal. La CAPEB demande la suppression de cette concurrence déloyale.

A ce handicap d’une TVA relevée qui va peser sur le marché de la rénovation des logements, s’ajoute le nouveau frein du “recentrage” de l’ECO PTZ, dont on connait pourtant l’effet “booster” sur les travaux.

Autre injure à l’avenir, le coup de rabot supplémentaire de 20 % sur le crédit d’impôt développement durable (CIDD), qui risque de sonner le glas du Grenelle de l’Environnement.

Globalement, le tribut payé par le seul secteur du bâtiment au plan de rigueur est totalement disproportionné et injuste. Autre mesure défavorable au secteur, la fin du dispositif Scellier qui risque de porter un coup fatal à la construction neuve.

Patrick Liébus, Président de la CAPEB, s’insurge: “Face à un gouvernement insensible aux arguments économiques de bon sens, les artisans sont aujourd’hui découragés et éprouvent une colère rare. La CAPEB n’entend rien céder durant les débats parlementaires à venir. Quel que soit le sort de ces mesures, elle réaffirme la nécessité de compenser la hausse de la TVA par une baisse équivalente du coût du travail et des charges sociales qui pèsent sur les entreprises du secteur”.

Source: Communiqué de presse du 7 novembre 2011 de la CAPEB

5 réponses

  1. Yann
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    La FFB en appelle à la tenue d’un Grenelle de l’immobilier.

  2. Artisan Paris
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    2 solutions : 1/ devenir auto-entrepreneur ou 2/ faire du black !
    Merci Mr Fillon

  3. Zap
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    IMMOBILIER : OPERATION BINGO ! Ce soir sur Canal+, a voir absolument…

    Le marché de l’immobilier est l’un des plus lucratifs et des plus opaques qui soit. Au-delà des particuliers, de nombreux autres acteurs du secteur profitent de la hausse des prix frénétique. D’importantes sociétés cotées en bourse, qui possèdent des milliers d’appartements, peuvent les revendre pour empocher de confortables plus-values.

    Au moment où les Français ont de plus en plus de mal à se loger, certains élus dénoncent cette politique qui transforme des logements sociaux en simples placements financiers. Des petits malins profitent également de la surchauffe du marché de la construction pour faire payer les promoteurs. Ils déposent des recours devant les tribunaux administratifs et les retirent en échange de compensations financières.

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