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Prévenir les risques professionnels et assurer la sécurité au travail des salariés

Les salariés du bâtiment représentent 8,5% de l’effectif total des salariés et pourtant selon l’inrs (Institut National de Recherche et Sécurité), ils représentent 16,3% des accidents avec arrêt et 28.8% des décès accidentels. Que dit la loi pour protéger les salariés du BTP sur leur lieu de travail ? Comment limiter et éviter les risques ?

Le DUERP encadre les risques professionnels et améliore les conditions de travail

Le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) et un document obligatoire pour toutes les entreprises de plus d’1 salarié, depuis le 5 Novembre 2011. Ce document répertorie l’ensemble des risques professionnels auxquels sont soumis les salariés sur leur lieu de travail, permettant ainsi d’organiser la prévention de ces risques et d’améliorer les conditions de travail. Il est primordial de régulièrement mettre à jour ce document en fonction des évolutions de la société et ainsi s’adapter aux nouvelles situations à risques.

Le DUERP, également appelé document unique (DU) doit donc :

  • Identifier les différents dangers dans chaque unité de travail
  • Evaluer la gravité de ces dangers
  • Mettre en place des solutions pour mieux maîtriser les risques d’accident et les maladies professionnelles.

Ce document se fait au sein de l’entreprise et doit être accompagné d’un professionnel de la sécurité au travail. La majorité des entreprises (près de 90%) mettent en place ce document mais il est souvent de qualité variable car établie en interne, sans intervention réelle de professionnels pour analyser la totalité des dangers.

Les risques les plus connus et les plus courants répertoriés sont :

Decoffreur longue portée Leborgne nanovib
Decoffreur longue portée Leborgne nanovib

-l’ambiance lumineuse et les écrans

-les bruits

-la manutention et les gestes/posture

-les chutes et déplacements

-les charges mentales et agressions

-l’électricité

-l’intervention d’une entreprise extérieure

-l’utilisation de produits chimiques

-l’ambiance thermique

Selon l’article L. 4121-1 du code du travail, « l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». C’est dans ce sens-là, que certaines entreprises et industriels mettent au point des systèmes pour améliorer les conditions de travail des salariés.

Quelques solutions pour éviter les risques   

marteau nanovib Leborgne
marteau nanovib Leborgne

Les entreprises et les industriels sont de plus en plus conscients que de tels risques sont pénalisants pour l’entreprise (et la société) et mettent en place des moyens d’éviter au maximum les accidents et d’augmenter la sécurité des salariés.

Les stages : il existe de nombreux stages de sécurité au travail et qui peuvent être suivi par les salariés ou par un référent de l’entreprise, qui mettra en place par la suite les mesures nécessaires pour prévenir les risques sur le lieu de travail. Il est également possible de faire des ateliers dans les entreprises pour sensibiliser les salariés aux différents risques et ainsi améliorer la sécurité de chacun. Enfin il est possible de faire intervenir une entreprise extérieure qui pourra identifier les risques présents et ainsi aider à la mise en place du DUERP.

Des outils adaptés : de nombreux fabricants cherchent actuellement à faire des outils de plus en plus ergonomiques pour faciliter le travail des ouvriers du bâtiment. Des outils lourds, mal adaptés sont sources de dangers lors de l’utilisation. Ainsi des fabricants tels que Leborgne ou encore Neoditech sont engagés sur le sujet. Leborgne est d’ailleurs une entreprise certifiée ISO 9001 ce qui garantit un management de qualité. Pour exemple, afin de limiter la pénibilité des travailleurs du BTP, Leborgne possède une gamme nanovib participant à la prévention des risques d’accident du travail et des maladies professionnelles. Cette gamme d’outils permet de diminuer les vibrations occasionnées par l’utilisation des outils et donc de diminuer la pénibilité du travail.

Des risques aussi pour les salariés de bureau

Si on sait que les ouvriers travaillant sur des chantiers sont soumis directement et très régulièrement à des risques d’accident, on oublie souvent que les salariés de bureaux sont aussi soumis à des risques. Un nouveau décret (n°2016-1074) applicable depuis le 1er Janvier est sorti concernant la protection des salariés face aux ondes électromagnétiques sur leur lieu de travail. Sa prise en compte est d’ailleurs devenue obligatoire dans le DUERP, de même pour les nanoparticules et les substances chimiques, particulièrement présentes dans l’industrie cosmétique, agroalimentaire et aéronautique. En effet, 1 salarié sur 3 soumis dans le cadre de son travail à 1 produit chimique.

Ces risques sont difficilement quantifiables donc il est nécessaire d’effectuer des mesures, des analyses de seuils précis et des valeurs réelles qui pourront être prises en compte dans la pénibilité du travail. Et ce quelques soit le domaine de l’entreprise car bien souvent de nombreuses entreprises sont concernées par le problème de nanoparticules sans même le savoir (un exemple chez les soudeurs de 4 nanoparticules récurrentes : Fe3O4 (magnétite), Fe2O3 (maghémite), MnFe2O4 (jacobsite) et CrOOH (grimaldite) qui entrainent inflammations et fibroses pulmonaires).

Pensez au compte prévention pénibilité

Lorsqu’un salarié est soumis à un travail dit pénible, il est possible pour lui cumuler des points en fonction du nombre de facteurs auxquelles il est exposé ainsi que des seuils d’exposition.

Les 10 facteurs de risques qui sont entrés en vigueur en 2015 et 2016 sont les suivants :compte prévention pénibilité

  • la manutention manuelle de charges
  • les postures pénibles ou positions forcées des articulations
  • les vibrations mécaniques
  • les activités exercées en milieu hyperbare (hautes pressions) (depuis 2015)
  • les agents chimiques dangereux, y compris poussières et fumées
  • les températures extrêmes
  • le bruit
  • le travail de nuit (depuis 2015)
  • le travail en équipes successives alternantes (depuis 2015)
  • le travail répétitif (depuis 2015)

Le cumul des points permet au salarié d’assister à des formations professionnelles (les 20 premiers points), d’obtenir une réduction du temps de travail tout en maintenant son salaire ou encore de valider des trimestres de retraite (dans la limite de 8 trimestres).

Pour savoir si vous êtes concerné, vous pouvez vous rendre sur le site du Compte prévention pénibilité qui explique spécifiquement ce qui est inclus dans chaque facteur de risque.

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