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Rénovation du chauffage pour le bâti existant: solutions et économies

Moderniser l’existant est-il rentable ? Comment pérenniser les gains  énergétiques ? Une des clés est-elle dans le juste dimensionnement des besoins ? faut-il penser rénovation globale pour être efficace ? Et une fois les travaux réalisés, que se passe –t-il ? Tels sont quelques-uns des points évoqués dans ce dossier paru dans le journal J3E et réalisé par Pages-Energie.

Dans les bâtiments basse consommation, la part du poste chauffage est faible et ne représente plus que 10 à 15% de la consommation d’énergie totale.

Mais pour le parc des bâtiments existants, c’est bien différent et les systèmes sont souvent surdimensionnés, énergivores et encore dans certains cas dépourvus de systèmes de régulation.

Premier scénario – Réglage des installations et optimisations locales : « lorsque les budgets sont serrés ou que le diagnostic met évidence des dysfonctionnements notoires de réglages ou d’exploitation des installations, les aménagements à mettre en œuvre permettent un amortissement rapide avec un minimum de travaux » explique Nathalie Tchang du cabinet Tribu Energie. On peut noter des économies de l’ordre de 20%, note-t-elle. Pour exemple : programmation d’équipements qui tournent en continu, consignes de chauffe supérieures à 19°, filtres de ventilation encrassés..

Second scénario – l’optimisation globale du bâtiment : on va parler de rénovation lourde avec une chaine de chauffage qui sera revue le plus souvent dans sa totalité, et associée à une isolation renforcée du bâti, ainsi qu’une optimisation sur les autres volets de consommation (CVC, ECS ..). Sur ce point, Olivier Sidler de Enertech précise qu’il vaut mieux éviter les projets par étape, qui reviennent souvent plus cher en définitive. Et insiste sur la nécessité d’étudier le projet global d’optimisation dans son ensemble de cycle de vie de sa conception jusqu’à sa maintenance.

Déterminer le juste dimensionnement : pour cela, chaque bâtiment doit être étudié et traité au cas par cas surtout pour les réhabilitations lourdes, conseillent Nathalie Tchang et Olivier Sidler et trois points sont clés : premièrement éviter le sur-dimensionnement qui sera source de mauvais rendement (quel que soit l’énergie utilisée), mais aussi prendre en compte les apports internes « la bureautique peut représenter dans certains cas de 30 à40 kWh/m2/an et il peut y avoir aussi des dérives sur l’éclairage » note Olivier Sidler. Et enfin la mesure des résultats est essentielle : état avant travaux, état final mesurable et suivi des évolutions des consommations pour éviter toute dérive.

Le décret d’obligation de travaux pour la rénovation tertiaire pourrait tout changer : avec une consommation qui sera suivie avant et après travaux et basée sur une consommation globale tous usages. Et une application qui devrait se faire dans le temps avec des seuils en fonction des surfaces de bâti et des objectifs qui pourraient être par bâtiment ou bien globalement pour un patrimoine multi-sites.

Un cas concret avec l’audit énergétique à l’Hôtel du département du Bas-Rhin : l’audit basé sur une campagne de mesure a proposé différents axes d’amélioration : la solution retenue a permis de diviser par 3 la consommation d’énergie et pour un ROI mesuré de 3 ans.

Moderniser l’existant, est ce rentable : pour réduire la consommation énergétique (et donc la facture) tout d’abord, et ensuite pour la valeur du bâtiment ; Olivier Sidler indique sur ce point que certains promoteurs estiment qu’un bien rénové prend 10 à 15% de valeur voire 30% dans certains cas de rénovation lourde. A 250€ / m2 de rénovation en valeur médiane, ils n’hésitent plus et avancent rapidement en sélectionnant les opérations qui permettront de réduire d’un facteur 4 ou 5 la consommation d’énergie.

Pour consulter les premières pages du dossier : cliquez ici pour télécharger

Le dossier complet vous intéresse, pour l’obtenir contactez-nous par mail à : contact@pages-energie.com

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Source : dossier publié dans le magazine J3E – le journal de l’Equipement électrique et électronique et de l’éco efficacité énergétique.


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