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Retour de formation FEE Bat d’un artisan.

Pages-Energie a réalisé l’interview de Pascal Viola, un artisan ayant passé une formation FEE Bat pour la mention RGE, afin de recueillir son sentiment sur la formation et connaître l’impact du RGE sur son métier.

Le Compagnon Couvreur, entreprise de Pascal Viola, réalise depuis plus de 25 ans les plus belles toitures de la région de l’Aisne. L’entreprise, grâce à son expérience sur la France entière, a appris à travailler sur tout type de toitures avec tout type de matériaux, notamment lors de la rénovation de monuments classés. Ses activités sont les suivantes :

  • Réalisation de toitures pour les particuliers et les collectivités locales: charpentes, couvertures ;
  • Contrôle et Entretien des toitures : démoussage, traitement hydrofuge, des cheminées ;
  • Pose de fenêtres de toit, gouttières, ornement ;
  • Isolation thermique de la maison.

Quelques aperçus de réalisations :

Le Compagnon Couvreur: réalisations
Le Compagnon Couvreur: réalisations

Le Compagnon couvreur sait s’adapter à tous les budgets en sélectionnant des matériaux appropriés et toujours avec une grande qualité de mise en œuvre.

Pour en savoir plus :

Rendez-vous sur le site internet du Compagnon couvreur.

Contactez l’entreprise au 06 61 32 32 85 ou cliquez ici.

L’interview

Quelle est la raison de votre inscription à la formation pour obtenir la mention RGE ?

« Je pratique la pose de menuiseries et la couverture des versants de toitures avec ou sans isolation. Il me fallait obtenir la mention RGE afin que mes clients puissent bénéficier des aides financières de l’Etat, notamment du crédit d’impôt, de la TVA à 5.5% au lieu de 10 ainsi que de l’ensemble des aides disponibles pour des travaux de rénovation énergétique. »

Dans quel état d’esprit avez-vous abordé cette formation ?

« Etant dans le métier depuis plus de 30 ans, je ne pensais certainement pas avoir besoin d’une formation concernant l’isolation ! D’ailleurs à mon arrivée, lorsqu’on m’a demandé pourquoi j’étais venu faire cette formation, comme la totalité des artisans présents ce jour-là, j’ai répondu : « Parce que je suis obligé » avec une pointe d’agacement. N’a-t-on pas autre chose à faire ?  »

Cette formation vous a-t-elle paru pertinente dans son contenu, a-t-elle transformé la vision que vous aviez de la notion RGE ?

« La vision que j’avais de la formation RGE a évolué dès la première journée. En effet, nous avons reçu une grande quantité d’informations telles que la fonction thermique du bâti, la migration de vapeur d’eau au sein des parois, l’importance de la ventilation, la prise en compte des systèmes de chauffage… qui à mon sens, ont été pertinentes et intéressantes. J’ai réalisé que finalement je n’avais pas une idée précise de la notion « RGE » et ce que j’allais découvrir. »

Que retirez-vous de la formation, d’un point de vue business et d’un point de vue personnel ?

« Je retire de cette formation une plus grande assurance et confiance en moi vis-à-vis du sujet de la rénovation énergétique. Cela m’a permis de comprendre et de pouvoir faire comprendre l’importance de l’isolation dans une maison, et donc l’intérêt d’y investir 10, 20 ou 30 000 euros. Pour de telles sommes, il vaut mieux opposer de solides arguments à un prospect pour qu’il envisage de devenir client. »

Selon vous, que manquait-il à cette formation ?

« Cette formation fût d’un intérêt certain. Mais au bout des trois jours, le sentiment commun était qu’il aurait fallu un peu plus de temps. Une utilisation plus longue du logiciel Easy Energie, appliqué à différents cas, aurait été la bienvenue. Je pense également qu’une piqûre de rappel serait utile après un an de pratique. »

Et maintenant, votre activité a-t-­elle évolué ?

« Grâce à la formation RGE, j’ai pris conscience du grand intérêt de l’isolation thermique par l’extérieur (ITE). Ainsi, j’envisage de développer une troisième activité au sein de mon entreprise avec l’ITE. Un stage de 2 jours est déjà prévu pour mon chef d’équipe, mon fils et moi chez WEBER, afin d’apprendre la bonne mise en œuvre de l’ITE. En effet, pratiquer l’activité ne suffit pas, il faut aussi être parmi les meilleurs. »

Que vous demande votre clientèle en termes de prestation ?

« Je pense que la demande de la clientèle dans le secteur de l’isolation thermique n’en est qu’à son début. Mais il faut anticiper cette demande, voire la provoquer par une information claire et solide suivie de prestations qui parleront d’elles-mêmes. Comparer une voiture avec une maison est très parlant : pour la grande majorité d’entre nous, ce qui importe dans l’achat d’une voiture c’est sa faible consommation, à rapprocher avec la « valeur verte » d’une maison. »

L’approche globale (faire un audit énergétique) est-elle une demande forte ou peu précise de la part de vos clients ?

« L’audit énergétique n’est pas encore demandé mais il peut être reçu très favorablement s’il est bien présenté. La difficulté dans la proposition commerciale réside dans la capacité à vendre cet audit de la part d’un artisan, en tant que prestation intellectuelle. Comment intégrer le prix de l’audit énergétique dans la prestation à venir ? Comment faire accepter la somme qu’il représente ? »

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