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Sauvons notre artisanat !

L’artisanat français n’est plus au vert pour ce troisième trimestre 2015. Avec une baisse de 2.5% par rapport au troisième trimestre 2014, notre artisanat du bâtiment est fortement menacé alors qu’il est un réel bassin d’emplois.

Des secteurs pas épargnés

Alors que les prévisions de 2015 étaient de -1% d’activité, ça sera finalement -2%. Et c’est la construction neuve qui est la plus en péril, avec un recul de 5% alors que le secteur de l’entretien et de la rénovation accusent une baisse d’1%. Seul secteur à tirer son épingle du jeu, les travaux d’améliorations de la performance énergétique (APEL) qui est en progression d’1% ce trimestre, fortement liée au crédit d’impôt mis en place par l’Etat.

Tous les corps de métiers sont atteints ; la couverture/plomberie/chauffage (-1.5%) ou encore la menuiserie/serrurerie et l’aménagement/ décoration (-2.5%). Mais c’est la maçonnerie qui reste la plus durement touchée avec un recul de 3.5% de l’activité.

Une baisse alarmante du nombre d’emplois

conjoncture_3t2012 source CapebLes carnets de commandes s’allongent c’est un fait, en passant timidement de 71 jours au troisième trimestre 2014 à 73 jours au troisième trimestre 2015. Mais que cachent ces chiffres ? La principale raison de cet allongement dans les carnets de commande résulte de la baisse du nombre de salariés dans l’entreprise. Moins de monde sur un chantier, plus de temps pour le finir…

Selon les estimations de la Capeb, 51 200 emplois dans le BTP ont été détruit en 2015 dont 12 000 à 15 000 dans l’artisanat. Cela résulte du manque crucial de trésorerie. 45% des entreprises ont besoin d’être soutenu pour leur trésorerie dont 59% ont un besoin supérieur à 10 000€. Les artisans sont désemparés face à cette situation et freinent le renouvellement des départs en retraite ou la prise d’un apprenti. N’oublions pas que l’apprentissage est primordial dans ce domaine.

Une solution envisageable ?

Un problème et non des moindres, les gros faiseurs tels que Bouygues, Eiffage ou Vinci. En effet ils ont réussi à se positionner sur des chantiers de taille moyenne prenant ainsi la place des artisans locaux.

Selon Patrick Liébus, président de la Capeb, “la solution réside dans la stabilisation de l’activité dans la construction neuve pour refaire basculer sur le marché les personnes qui se sont rabattues sur l’entretien/amélioration” par faute de moyens ou de financements.

Les artisans du bâtiment représentent 40% de l’artisanat français. Ils ont un réel savoir-faire qu’il ne faut pas perdre et pour cela, il faut que les français retrouvent confiance en leurs petites entreprises locales.

 

Source : http://www.capeb.fr/actualites/conjoncture-3e-trimestre-2015-un-repli-qui-presage-une-annee-2015-aussi.html

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